Mali de liquidation calcul : la méthode fiable pour la répartition ?

février 15, 2026
Mali de liquidation calcul : la méthode fiable pour la répartition ?
février 15, 2026
Sommaire
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La liquidation d’une société conduit souvent à constater soit un boni, soit un mali de liquidation. Le mali correspond à une perte définitive constatée lors de la clôture des opérations de liquidation, après réalisation des actifs et paiement des dettes. Pour le praticien (expert-comptable, liquidateur, avocat fiscaliste) il est essentiel de connaître les méthodes de calcul, les écritures à passer et les règles de répartition entre les associés afin d’éviter des erreurs coûteuses ou des redressements fiscaux.

Définitions et principe général

Le résultat de liquidation se détermine à partir du bilan final établi par le liquidateur. Deux situations peuvent se présenter : un boni (excédent distribuable) ou un mali (insuffisance, perte). Le principe consiste à rapprocher les capitaux propres retraités du capital social et des postes distribuables pour obtenir le résultat final. Avant toute distribution ou constatation, il faut vérifier la réalité des actifs, la régularité des dettes et procéder aux reclassements nécessaires.

Méthodes de calcul reconnues

Méthode soustractive

La méthode soustractive est simple et fréquemment utilisée : on calcule le résultat de liquidation par la formule suivante :

Résultat de liquidation = Capitaux propres retraités − Capital social (et réserves indisponibles si applicable)

Cette approche nécessite que les capitaux propres aient été retraités pour tenir compte des actifs latents, des amortissements non pratiqués ou des provisions insuffisantes. Elle est rapide et adaptée lorsque le bilan retraité est fiable.

Méthode additive

La méthode additive consiste à reconstituer la somme des postes distribuables (réserves, primes, report à nouveau, bénéfices distribuables) puis à en retrancher les dettes à couvrir. Elle est plus détaillée et utile lorsque l’on doit contrôler précisément l’origine des montants distribuables ou vérifier des clauses statutaires limitant certaines distributions.

Étapes pratiques avant calcul

  • Réaliser l’inventaire complet et actualiser les valeurs d’actifs (stocks, immobilisations, créances douteuses).
  • Vérifier le paiement de toutes les dettes sociales, fiscales et fournisseurs.
  • Retraiter les capitaux propres en intégrant les réserves, primes d’émission, et ajustements comptables nécessaires.
  • Identifier les montants indisponibles au titre du capital légal ou des réserves affectées.

Comptabilisation et rôle du liquidateur

Le liquidateur, nommé par l’assemblée générale, est responsable de la tenue des opérations jusqu’à la radiation. Il doit établir un bilan de liquidation et passer les écritures suivantes à titre indicatif :

  • Constatation de la réalisation des actifs et de l’encaissement des créances (comptes d’actifs soldés).
  • Règlement des dettes et charges de liquidation.
  • Constatation du résultat de liquidation (boni ou mali) porté dans un compte spécifique avant répartition.
  • Répartition du boni ou imputation du mali selon la clé statutaire et le prorata des parts.

Les écritures doivent être accompagnées des pièces justificatives et du procès-verbal de clôture des opérations, documents indispensables en cas de contrôle fiscal.

Répartition entre associés

La répartition du mali se fait en principe au prorata des droits des associés, sauf clause contraire dans les statuts ou convention d’associés. Les comptes courants d’associés, les avances et les garanties doivent être maîtrisés : un associé débiteur d’un compte courant ne peut compenser automatiquement une part du mali sans accord formel. Il est recommandé de formaliser la répartition par écrit et d’indiquer l’imputation dans le bilan de liquidation.

Conséquences fiscales

Le traitement fiscal diffère selon la nature du mouvement : le boni de liquidation est généralement imposable chez les associés selon les règles applicables (revenus mobiliers, plus-values, etc.), tandis que le mali constitue une perte dont l’imputation dépend de la qualité de l’associé (personne physique ou morale) et de la structure juridique. Il est important de consulter la doctrine administrative (BOFiP) et, si nécessaire, de solliciter un rescrit fiscal pour sécuriser le traitement.

Exemple chiffré

Supposons des capitaux propres retraités de 15 000 € et un capital social de 20 000 €. Le résultat de liquidation est de −5 000 €, soit un mali. Si les statuts prévoient une répartition au prorata et que deux associés détiennent respectivement 60 % et 40 % des parts :

  • Part associé A (60 %) : −3 000 €
  • Part associé B (40 %) : −2 000 €

Avant de passer à l’imputation, il faut vérifier les comptes courants et tout accord de compensation, puis enregistrer les écritures liant chaque associé à sa quote-part de perte.

Checklist finale

  • Vérifier l’inventaire et retraiter les capitaux propres.
  • Payer toutes les dettes et formaliser les écritures de clôture.
  • Calculer le résultat de liquidation par la méthode la plus adaptée.
  • Répartir le mali ou le boni selon les statuts et documenter la décision.
  • Consulter un expert pour la validation fiscale et archivage des pièces.

La liquidation est une opération sensitive qui engage les associés et le liquidateur. Une préparation rigoureuse, une comptabilisation claire et une vérification fiscale préventive permettent de sécuriser la procédure et d’éviter des litiges ultérieurs.

Doutes et réponses

Comment calculer le mali de liquidation ?

Le mali de liquidation se calcule simplement, c’est presque anti-spectaculaire. On prend les capitaux propres, on retranche le capital social, et si le résultat est négatif, on a un mali de liquidation. Exemple concret, avec 15.000 € de capitaux propres et 20.000 € de capital social, le calcul donne 15.000 € moins 20.000 € soit moins 5.000 €, on est en déficit. Pratique rapide, utile pour répartir les pertes entre associés, mais attention aux subtilités fiscales et comptables, aux écritures de liquidation, et à la communication, ça évite les mauvaises surprises. Demander un expert permet souvent d’éviter des erreurs, vraiment.

Comment calculer la liquidation ?

La liquidation se calcule selon deux approches, soustractive ou additive. Méthode soustractive, résultat de liquidation égal capitaux propres moins capital social, avec condition que les capitaux propres dépassent le capital social. Méthode additive, on additionne réserves, report à nouveau, bénéfices non taxés ou imposés différés, bref les postes distribuables, et on obtient le boni de liquidation si le total est positif. Pratique, on choisit selon le bilan de liquidation, et on garde en tête l’impact fiscal. Petite astuce, faire valider le calcul par l’expert comptable évite bien des tracas au quotidien.

Comment se calcule le boni de liquidation ?

Le boni de liquidation se calcule surtout avec la méthode additive, pratique et rassurante quand le bilan paraît clair. On additionne les postes du passif distribuable, réserves, report à nouveau, bénéfices non taxés ou imposés différés, et autres éléments libres de distribution. Si le total dépasse zéro, bingo, il existe un boni de liquidation, sinon on tombe dans le mali. Ensuite, penser fiscalité, modalités de partage entre associés, et faire les écritures adéquates. Petite expérience personnelle, un bon tableau synthétique transforme un casse-tête en check list, on avance mieux comme ça. Consulter un expert, une vérification évite les erreurs souvent.

Comment se fait le partage du Mali de liquidation ?

Le partage du mali de liquidation se fait au prorata des participations, logique implacable et parfois cruelle. Chaque associé assume une part de la perte selon le nombre de titres détenus par rapport aux titres totaux de la société, en pratique un calcul titre par titre. Il s’agit donc d’un prorata, titres possédés / titres totaux, et non d’une répartition aléatoire. Conseil pratique, vérifier les statuts, certaines clauses peuvent modifier l’ordre ou les quotes parts. Et prévoir le dialogue, ça limite les tensions, on gagne toujours à clarifier avant de solder le bilan. Mieux vaut anticiper, consulter un expert rapidement.

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